Le cimetière des moines

le 1 mars 2020, dans Architecture, Reportages, par Alain Larivière
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Le cimetière des moines

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Le cimetière des moines

 

Le cimetière des moines

Une tradition veut que Roger, vicomte de Limoges, ait fondé en 801 un premier monastère en ce lieu et que celui-ci ait été détruit par les Normands lors de leur incursion en Limousin, en 846. Vers l’an mil, ses descendants dressent sur cet épaulement naturel une tour appelée en langue romane « castellare » qui se transforma en Chalard.
En 1088, un prêtre et ses deux compagnons vinrent s’installer sur les ruines de l’ancien monastère. Du nom de Geoffroy, il serait né près du village de Noth, à l’est de La Souterraine. Après des études assez poussées à Tours il vint ensuite enseigner à Limoges. Sur les conseils d’un riche marchand chez qui il logeait, Pierre Brun, il se fit ordonner prêtre à Périgueux vers 1087. Lors de son voyage d’ordination, il avait remarqué la forêt de Courbefy qu’il traversait ; c’est à son retour qu’il prit la décision d’y vivre en ermite. En 1100, Geoffroy construisit une petite église dédiée à la Vierge grâce aux subsides d’un archidiacre de Limoges, Pierre Bruchard. C’est l’évêque de Périgueux, Renaud de Thiviers, qui consacra l’édifice. Le prélat conseilla à l’ermite de créer une communauté de chanoines obéissant à la règle de Saint Augustin et le vicomte de Limoges et sa mère lui firent cadeau du site. Geoffroy mourut en 1125 et fut inhumé dans l’abbatiale près de son ancien oratoire ; quelques années plus tard, son grand ami, Gouffier de Lastours, héros de la première croisade, fut enterré dans une tombe aux armes des Lastours, dans l’église, contre son tombeau. Le Gouffier de Lastours enterré avec son épouse, Agnès d’Aubusson dans la salle capitulaire est celui qui vécut environ cent ans plus tard.
Le prieuré subit des ravages lors de la guerre de Cent Ans. En 1419, un certain Beauchamp à la tête d’une bande armée se retranche dans le prieuré. Une armée menée par les seigneurs du voisinage les en déloge le 14 avril 1421 ; mais le prieuré est en piteux état, la nef de l’abbatiale ayant été totalement détruite. À la fin du XVIIe siècle, les derniers chanoines quittent l’abbaye qui est vendue comme bien national à la Révolution.
À la Révolution française, la paroisse devient une commune mais fusionne presque aussitôt avec celle de Ladignac-le-Long. Ce n’est qu’en 1867 que Le Chalard redeviendra une commune indépendante.
Le Chalard (Lu Chaslar en occitan) est une commune située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin.
À l’extrême sud du département de la Haute-Vienne, la commune du Chalard est limitée par l’Isle, principal affluent de la Dordogne, qui la sépare à l’est de Saint-Yrieix-la-Perche et au sud de Jumilhac-le-Grand, dans le département de la Dordogne. La commune est également arrosée à l’est par un petit affluent de l’Isle, le ruisseau Noir (ou ruisseau du Moulin de Busseix).
L’altitude minimale, 237 mètres, se trouve au sud-ouest, là où l’Isle quitte la commune pour entrer sur celle de Jumilhac-le-Grand. L’altitude maximale avec 369 mètres est localisée au nord, en forêt du Chalard, à quelques dizaines de mètres du territoire communal de Ladignac-le-Long.
Le village du Chalard s’est développé sur un éperon rocheux au-dessus des gorges de l’Isle. À l’intersection des routes départementales 59a2 et 901, il se situe, sept kilomètres au nord-ouest de Saint-Yrieix-la-Perche et seize kilomètres au sud-sud-ouest de Nexon.

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le 27 février 2020, dans Architecture, Reportages, par Alain Larivière
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le 23 février 2020, dans Architecture, Reportages, par Alain Larivière
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Le cimetière des moines

Une tradition veut que Roger, vicomte de Limoges, ait fondé en 801 un premier monastère en ce lieu et que celui-ci ait été détruit par les Normands lors de leur incursion en Limousin, en 846. Vers l’an mil, ses descendants dressent sur cet épaulement naturel une tour appelée en langue romane « castellare » qui se transforma en Chalard.
En 1088, un prêtre et ses deux compagnons vinrent s’installer sur les ruines de l’ancien monastère. Du nom de Geoffroy, il serait né près du village de Noth, à l’est de La Souterraine. Après des études assez poussées à Tours il vint ensuite enseigner à Limoges. Sur les conseils d’un riche marchand chez qui il logeait, Pierre Brun, il se fit ordonner prêtre à Périgueux vers 1087. Lors de son voyage d’ordination, il avait remarqué la forêt de Courbefy qu’il traversait ; c’est à son retour qu’il prit la décision d’y vivre en ermite. En 1100, Geoffroy construisit une petite église dédiée à la Vierge grâce aux subsides d’un archidiacre de Limoges, Pierre Bruchard. C’est l’évêque de Périgueux, Renaud de Thiviers, qui consacra l’édifice. Le prélat conseilla à l’ermite de créer une communauté de chanoines obéissant à la règle de Saint Augustin et le vicomte de Limoges et sa mère lui firent cadeau du site. Geoffroy mourut en 1125 et fut inhumé dans l’abbatiale près de son ancien oratoire ; quelques années plus tard, son grand ami, Gouffier de Lastours, héros de la première croisade, fut enterré dans une tombe aux armes des Lastours, dans l’église, contre son tombeau. Le Gouffier de Lastours enterré avec son épouse, Agnès d’Aubusson dans la salle capitulaire est celui qui vécut environ cent ans plus tard.
Le prieuré subit des ravages lors de la guerre de Cent Ans. En 1419, un certain Beauchamp à la tête d’une bande armée se retranche dans le prieuré. Une armée menée par les seigneurs du voisinage les en déloge le 14 avril 1421 ; mais le prieuré est en piteux état, la nef de l’abbatiale ayant été totalement détruite. À la fin du XVIIe siècle, les derniers chanoines quittent l’abbaye qui est vendue comme bien national à la Révolution.
À la Révolution française, la paroisse devient une commune mais fusionne presque aussitôt avec celle de Ladignac-le-Long. Ce n’est qu’en 1867 que Le Chalard redeviendra une commune indépendante.
Le Chalard (Lu Chaslar en occitan) est une commune située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin.
À l’extrême sud du département de la Haute-Vienne, la commune du Chalard est limitée par l’Isle, principal affluent de la Dordogne, qui la sépare à l’est de Saint-Yrieix-la-Perche et au sud de Jumilhac-le-Grand, dans le département de la Dordogne. La commune est également arrosée à l’est par un petit affluent de l’Isle, le ruisseau Noir (ou ruisseau du Moulin de Busseix).
L’altitude minimale, 237 mètres, se trouve au sud-ouest, là où l’Isle quitte la commune pour entrer sur celle de Jumilhac-le-Grand. L’altitude maximale avec 369 mètres est localisée au nord, en forêt du Chalard, à quelques dizaines de mètres du territoire communal de Ladignac-le-Long.
Le village du Chalard s’est développé sur un éperon rocheux au-dessus des gorges de l’Isle. À l’intersection des routes départementales 59a2 et 901, il se situe, sept kilomètres au nord-ouest de Saint-Yrieix-la-Perche et seize kilomètres au sud-sud-ouest de Nexon.

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Crypte de la basilique de Saint-Benoît-sur-Loire

le 1 décembre 2019, dans Architecture, Reportages, par Alain Larivière
Crypte de la basilique de Saint-Benoît-sur-Loire -14b-

Crypte de la basilique de Saint-Benoît-sur-Loire -14b-

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Abbaye de Fleury – Saint-Benoît-sur-Loire

La commune

Saint-Benoît-sur-Loire est une commune française située dans le département du Loiret en Région Centre, France.
La commune est célèbre pour son abbaye romane bénédictine et est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le village est situé sur la rive nord de la Loire, à 8,5 km au nord-ouest de Sully-sur-Loire, à 9,5 km au sud-est de Châteauneuf-sur-Loire, à 30 km au nord-ouest de Gien, à 35 km à l’est d’Orléans et 129 km au sud de Paris.
La Bonnée, affluent de la Loire, traverse le territoire de la commune.

Max Jacob

Le poète Max Jacob y vécut de 1921 à 1928. Il y revint en 1936 et y est arrêté en février 1944 avant d’être déporté au camp de Drancy où il meurt quelques jours plus tard. De nombreux artistes, amis de ce dernier, passèrent dans le village. On peut citer Pablo Picasso, Jean Cocteau, Paul Éluard, René Iché, Pierre Mac Orlan et Charles Trenet. Il est enterré dans le cimetière du village.

La communauté monastique

Fondée vers l’an 630 dans le diocèse d’Orléans, sur les bords de la Loire, la communauté monastique qui avait été dispersée à la révolution a été refondée en 1944 par un groupe de moines bénédictins venus du monastère de la Pierre qui Vire dans le Morvan. 32 moines y mènent aujourd’hui sous la règle de Saint-Benoît une vie de recherche de Dieu dans la prière et le travail.

La Basilique

Au XIème siècle, dans la période de sa plus grande prospérité, l’abbaye n’avait pas de lieu digne des reliques du Pères des moines d’Occident, Saint-Benoît, patron du lieu.
Aussi l’abbé Guillaume (vers 1067) et ses successeurs, entreprennent la construction de la crypte, puis du sanctuaire. En 1108, cette première partie est achevée. Le chantier ne reprends que vers 1160 et lentement la construction de la nef progresse jusqu’à la Tour-porche.
La construction s’achève probablement en 1218, par la journée solennelle de la dédicace, le 26 octobre.

La nef, le chœur et les transepts

Passée la Tour-Porche, on pénètre dans cet immense vaisseau de pierre et subitement l’émotion saisit le visiteur. La lumière pénètre dans la basilique par les grandes fenêtres de la nef et de l’abside, rendant sensible l’intense impression de recueillement qui se dégage de l’édifice.
L’abside a été édifiée jusqu’aux transepts, entre 1060 et 1108, puis continuée à partir de 1160 par une nef prévue dans le même style. Mais quand on en arriva à la couverture, la technique de l’ogive se répendait et c’est celle que l’on adopta alors au prix de quelques ajustements.
Dimensions intérieures de l’édifice : longueur 73 m, largeur 17 m, hauteur : coupole 24 m, sanctuaire 18 m, nef 20 m.

La crypte

Nous sommes au cœur de l’édifice, devant le pilier creux où est déposée la châsse contenant les reliques du patron du lieu, Saint-Benoît, sans qui rien n’existerait ici. De ce pilier central sort la double voûte du double déambulatoire, portant le sanctuaire supérieur. Toute l’église se développe à partir de cette crypte obscure. Les reliques y furent déposées en 1108, lors de la consécration de l’autel majeur.

Les reliques de Saint-Benoît

La tradition écrite rapporte que les reliques de Saint-Benoît et de sa sœur Sainte Scholastique ont été rapportées en France à la fin du VIIème siècle par un groupe de moines de Fleury, accompagnés par des chanoines de la Cathédrale du Mans. Depuis lors les restes du « Patriarche d’Occident » sont conservés à Saint-Benoît sur Loire.
La question de la translation des reliques de Saint-Benoît et de sa sœur Scholastique a été étudiée avec toute la rigueur scientifique dans les années 60 par une équipe pluridisciplinaire, comprenant des médecins animés par le professeur BEAU qui était alors doyen de la faculté de médecine de Nancy, des historiens, des spécialistes de la critique des textes du moyen âge, des spécialistes d’histoire de la liturgie.

Pour plus d’informations sur l’abbaye de Fleury, la basilique, la vie de Saint-Benoît, la règle monastique bénédictine et la vie actuelle des moines de l’abbaye, allez sur le site : http://www.abbaye-fleury.com/index.html

Crypte de la basilique de Saint-Benoît-sur-Loire

le 29 novembre 2019, dans Architecture, Reportages, par Alain Larivière
Crypte de la basilique de Saint-Benoît-sur-Loire -12-

Crypte de la basilique de Saint-Benoît-sur-Loire -12-

Crypte de la basilique de Saint-Benoît-sur-Loire -12N&B-

Crypte de la basilique de Saint-Benoît-sur-Loire -12N&B-

 

Abbaye de Fleury – Saint-Benoît-sur-Loire

La commune

Saint-Benoît-sur-Loire est une commune française située dans le département du Loiret en Région Centre, France.
La commune est célèbre pour son abbaye romane bénédictine et est située dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Le village est situé sur la rive nord de la Loire, à 8,5 km au nord-ouest de Sully-sur-Loire, à 9,5 km au sud-est de Châteauneuf-sur-Loire, à 30 km au nord-ouest de Gien, à 35 km à l’est d’Orléans et 129 km au sud de Paris.
La Bonnée, affluent de la Loire, traverse le territoire de la commune.

Max Jacob

Le poète Max Jacob y vécut de 1921 à 1928. Il y revint en 1936 et y est arrêté en février 1944 avant d’être déporté au camp de Drancy où il meurt quelques jours plus tard. De nombreux artistes, amis de ce dernier, passèrent dans le village. On peut citer Pablo Picasso, Jean Cocteau, Paul Éluard, René Iché, Pierre Mac Orlan et Charles Trenet. Il est enterré dans le cimetière du village.

La communauté monastique

Fondée vers l’an 630 dans le diocèse d’Orléans, sur les bords de la Loire, la communauté monastique qui avait été dispersée à la révolution a été refondée en 1944 par un groupe de moines bénédictins venus du monastère de la Pierre qui Vire dans le Morvan. 32 moines y mènent aujourd’hui sous la règle de Saint-Benoît une vie de recherche de Dieu dans la prière et le travail.

La Basilique

Au XIème siècle, dans la période de sa plus grande prospérité, l’abbaye n’avait pas de lieu digne des reliques du Pères des moines d’Occident, Saint-Benoît, patron du lieu.
Aussi l’abbé Guillaume (vers 1067) et ses successeurs, entreprennent la construction de la crypte, puis du sanctuaire. En 1108, cette première partie est achevée. Le chantier ne reprends que vers 1160 et lentement la construction de la nef progresse jusqu’à la Tour-porche.
La construction s’achève probablement en 1218, par la journée solennelle de la dédicace, le 26 octobre.

La nef, le chœur et les transepts

Passée la Tour-Porche, on pénètre dans cet immense vaisseau de pierre et subitement l’émotion saisit le visiteur. La lumière pénètre dans la basilique par les grandes fenêtres de la nef et de l’abside, rendant sensible l’intense impression de recueillement qui se dégage de l’édifice.
L’abside a été édifiée jusqu’aux transepts, entre 1060 et 1108, puis continuée à partir de 1160 par une nef prévue dans le même style. Mais quand on en arriva à la couverture, la technique de l’ogive se répendait et c’est celle que l’on adopta alors au prix de quelques ajustements.
Dimensions intérieures de l’édifice : longueur 73 m, largeur 17 m, hauteur : coupole 24 m, sanctuaire 18 m, nef 20 m.

La crypte

Nous sommes au cœur de l’édifice, devant le pilier creux où est déposée la châsse contenant les reliques du patron du lieu, Saint-Benoît, sans qui rien n’existerait ici. De ce pilier central sort la double voûte du double déambulatoire, portant le sanctuaire supérieur. Toute l’église se développe à partir de cette crypte obscure. Les reliques y furent déposées en 1108, lors de la consécration de l’autel majeur.

Les reliques de Saint-Benoît

La tradition écrite rapporte que les reliques de Saint-Benoît et de sa sœur Sainte Scholastique ont été rapportées en France à la fin du VIIème siècle par un groupe de moines de Fleury, accompagnés par des chanoines de la Cathédrale du Mans. Depuis lors les restes du « Patriarche d’Occident » sont conservés à Saint-Benoît sur Loire.
La question de la translation des reliques de Saint-Benoît et de sa sœur Scholastique a été étudiée avec toute la rigueur scientifique dans les années 60 par une équipe pluridisciplinaire, comprenant des médecins animés par le professeur BEAU qui était alors doyen de la faculté de médecine de Nancy, des historiens, des spécialistes de la critique des textes du moyen âge, des spécialistes d’histoire de la liturgie.

Pour plus d’informations sur l’abbaye de Fleury, la basilique, la vie de Saint-Benoît, la règle monastique bénédictine et la vie actuelle des moines de l’abbaye, allez sur le site : http://www.abbaye-fleury.com/index.html

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