Ferveur religieuse

le 13 juillet 2019, dans Personnages, par Alain Larivière
Ferveur religieuse -1NX-

Ferveur religieuse

 

Ferveur religieuse

C’est en visitant l’église romane de Thuret, petit village de la plaine de Limagne (Puy-de-Dôme – France), que j’ai vu cet homme en prière devant la statue de Saint-Bénilde *. J’ai attendu quelques minutes avant de déclencher, respectant en cela son recueillement, mais devant tant de ferveur je décidai d’enregistrer la scène.

* Bénilde est né Pierre Romançon à Thuret le 14 juin 1805 et il est mort le 13 août 1862. Frère des Écoles chrétiennes, il se voue à l’éducation.

Troisième enfant d’une famille de six, agriculteurs dans le Puy-de-Dôme, il fit ses études chez les Frères des Écoles chrétiennes de Riom qu’il souhaita intégrer ensuite. Il perdit très tôt deux de ses sœurs, sa mère, et un frère.

Admis au noviciat de Clermont-Ferrand en février 1820, il prononça ses vœux en juin de la même année, sous le nom de Frère Bénilde.

Il fut tour à tour instituteur à Aurillac, Moulins, Limoges, Billom et Clermont-Ferrand, entre 1821 et 1841.

C’est en 1841 qu’il fut nommé directeur de l’école de Saugues, où il resta jusqu’à sa mort.

Dans l’église Saint Médard de Saugues, un autel, avec châsse et gisant, lui a été consacré.

Sa vie fut difficile, il eut à faire face à de nombreuses difficultés matérielles, des oppositions vives avec les notables locaux, il s’occupait de la classe, du catéchisme, des visites aux malades, toutes choses qu’il vécut fidèle à sa vocation.

Son abnégation profonde et son observance rigoureuse de la règle de son institut, transfigurées par son affection pour les enfants, furent la marque de sa sainteté.

Ce pédagogue modeste aura été un grand éveilleur de vocations sacerdotales et religieuses. 15 prêtres, 200 frères sont issus du canton de Saugues où il passa ses vingt dernières années. Dans les années 1850, Frère Benilde jouait de l’accordéon diatonique pour apprendre la musique à ses élèves, pour se distraire avec ses frères mais aussi pour accompagner les chants à l’église. Aucun Saint Patron des accordéonistes n’existant encore, André Thivet avec le Frère Rolland proposa Frère Bénilde. La première célébration fut dite par l’Archevêque de Chambéry, Monseigneur Feidt, le dimanche 12 août 1990.

Son tombeau devint vite un lieu de pèlerinage. Lors de la cérémonie de béatification, le Pape Pie XII a dit de lui : « Il fit les choses communes d’une manière non commune ».

Frère Bénilde est béatifié le 4 avril 1948 par le Pape Pie XII et canonisé le 29 octobre 1967 par le Pape Paul VI. L’Église célèbre sa mémoire le 13 août. C’est le saint patron des accordéonistes.

Renseignements : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bénilde

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